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- Les utilisateurs peuvent éditer leurs textes en utilisant les flux d'information (RSS).
- Les utilisateurs peuvent créer une liste d'expédition pour informer leurs amis quand un nouveeau texte est écrit.
- Les utilisateurs peuvent créer un profil d'utilisateur avec un avatar.
- Les utilisateurs peuvent visionner des entrées ou des commentaires préalablement avant qu'ils ne soient signalés.
- Les utilisateurs peuvent fournir des liens permanents pour leurs entrées.
- Les utilisateurs peuvent choisir d'une variété de formats de date et d'heure.
- Les utilisateurs peuvent indiquer leur "timezone".
- Les utilisateurs peuvent sauver des entrées comme des ébauches pour un usage futur.
- Inclut une section de soutien de FAQ et un guide de mise en page.
- Inclut un soutien par email.
Quelques Définitions pour mieux s'y retrouver
Qu'est-ce qu'un weblog ?
Un weblog (mot-valise anglais issu d'une contraction de web et log) est un site web sur lequel une ou plusieurs personnes s'expriment de façon libre, sur la base d'une certaine périodicité. Dans son usage francophone comme anglophone, weblog est fréquemment raccourci en blog et francisé en blogue.
Sous cette appellation, on trouve sur le net des journaux intimes anonymes, le carnet de bord de photographes ou encore des sites relatant quotidiennement des anecdotes. Les raisons de l'élan d'un weblog sont donc très variées, même quelques hommes politiques (et leurs détracteurs) se côtoient déjà sur ces espaces. Le mot weblog tient du concept et est assez vague pour autoriser une foule d'utilisations ; c'est pourquoi on ne peut pas parler de finalité unique de la blogosphère.
Cependant, des communautés de weblogs sont rassemblées autour d'une similitude (même outil de publication, même situation politique...) Des débats polémiques récurrents concernant l'utilité des weblogs sont fréquemment engagés, mais on peut affirmer que la majorité des weblogs s'utilise à des fins d'autoreprésentation, et la plupart sont formés autour des affects de leur(s) auteur(s), même si l'on y trouve toujours des billets moins égocentrés.
Échanges au sein d'un weblog
Le weblog est généralement public, à l'image d'une vitrine survolée par de prétendus inconnus. Lecteurs et auteurs recherchent de facto le contrat qu'ils vont passer : tout doit-il être vrai ? Quels sujets aborder ? Sous quel angle ? On retrouve ces questions au sein des études de l'autobiographie.
Même si l'on tend à fustiger l'égocentrisme de plusieurs, de plus en plus de weblogs deviennent le centre d'échanges approfondis (notamment au sujet de l'actualité ou du Web.) Cette tendance est poussée : tout visiteur peut proposer un commentaire sur la majorité des carnets suivant un formulaire automatisé ; ces commentaires sont généralement affichés immédiatement, d'où quelques problèmes de pollution (voir pourriel.)
Certains accordent une place prépondérante aux commentaires laissés sur leur weblog, qu'ils considèrent comme la raison d'existence de leurs écrits sur la place publique. Chaque billet du weblog n'est alors plus une simple suite de caractères affichée sur un espace public, le weblog peut se transformer en une sorte de forum électronique ou au contraire devenir un recueil de commentaires sans queue ni tête, l'anonymat aidant au blogo-squat, c'est-à-dire à un bavardage qui s'entretient tout seul, sans rapport avec le billet d'origine. Un weblog accepte souvent dans ses commentaires les critiques de ses lecteurs, par exemple des critiques sur le non-respect de principes de base comme la sincérité ou la nétiquette.
Par ailleurs, de par l'organisation d'Internet, un carnet peut rester privé très longtemps, ou au contraire être célèbre dès ses débuts. On assiste également à une montée en force des weblogs strictement privés, inaccessibles au public – ils formeraient même une majeure partie de la blogosphère.
Format du weblog
Les carnets sont présentés pour la plupart sous une forme assez figée, notamment parce que les weblogs sont faits pour des navigateurs Web et que les fonctions ont évolué jusqu'à devenir incontournables. D'ailleurs, des systèmes de gestion de contenu permettent d'automatiser la mise en page du site. (Certains systèmes sont même proposés sur le marché par des entreprises, voir plus bas.)
Un weblog est décomposé en unités d'énonciation datées, appelés billets (ou notes.) Ces unités sont présentées comme étant figées, bien que l'auteur puisse généralement les modifier a posteriori. Comme dans un journal intime, les billets entrent souvent dans un cadre chronologique, mais sont presque toujours présentés par antéchronologie (les plus récents en haut de page) ; l'auteur suit l'idée d'un public qui prend connaissance régulièrement de l'évolution du site.
Le plus souvent, un système dynamique permet d'afficher les éléments d'un weblog selon une structure différente : par thèmes, mois, ou en utilisant un moteur de recherche. Une liste de weblogs fréquentés par l'auteur (appelée blogoliste, défileur...) est fréquemment présentée sous forme de menu latéral.
Par ailleurs, mettant à profit les possibilités du Web, les weblogs s'accompagnent souvent d'un système avancé de gestion des hyperliens. Chaque entrée s'accompagne d'un lien propre et statique (appelé permalien.) De plus, une gestion quasi-standardisée des liens entre weblogs affiche, dans la zone de commentaires du carnet, un résumé des billets liés ; des rétroliens (appelés aussi pisteurs ou trackbacks) pointent sur les liens des billets cités.
D'autre part, un fil RSS ou Atom (appelé aussi « fil de nouvelles ») rassemblant tout ou partie des derniers billets ou commentaires parus est souvent proposé aux lecteurs, de façon à leur permettre de tenir à jour leur lecture de manière rapide au moyen d'un logiciel appelé agrégateur.
Enfin, beaucoup d'auteurs de weblogs accordent une grande importance à la présentation de leur carnet et certains en modifient leur présentation graphique régulièrement — ou en proposent plusieurs au choix.
Historique
Les premiers weblogs sont apparus aux États-Unis à la fin des années 1990, comptant parmi ses adeptes des blogueurs comme Jason Kottke, Meg Hourihan et Matt Haughey. Leur weblog était présenté sous la forme d'un carnet de bord recensant les pages Web (au moyen d'une liste d'hyperliens) que l'auteur avait jugées intéressantes, accompagnées de commentaires. Les weblogs ont servi dès l'origine à présenter ce type de contenu. D'ailleurs, ce genre reste toujours populaire aujourd'hui dans la blogosphère.
Les premiers weblogs francophones apparaissent en 1996 ; par exemple : La décharge, Le Couac, Mysterious Yanick D., L'organe, Le Scarabée et Ze-Woc.
Aujourd'hui, les carnets tendent à mettre à profit les fonctions multimedia du Web : photoblogue, baladodiffusion, videoblogue, mobiblogue, etc.
Mise en marché des weblogs
Des sociétés proposent aujourd'hui leur Système de gestion de contenu afin de «bloguer» sans avoir à gérer la moindre partie technique d'un weblog. On citera en priorité Skyblog, société proposant environ 3 millions de weblogs aujourd'hui en libre consultation.
Depuis quelques mois, le marché du weblog explose, tenir un weblog est à la mode.
Aspects sociaux des weblogs
Les weblogs tenus par des adolescents sont très nombreux en France (voir Skyblog), et plus généralement sur le Web. On peut alors traîter d'une certaine fracture numérique entre les adolescents, et entre les générations qui n'ont pas toutes ni les moyens ni l'envie de s'approprier le Web de cette manière. Plusieurs affaires judiciaires ont mis en cause des élèves insultant un de leurs professeurs sur leur weblog.
Franciser l'anglicisme
Pour rendre compte de la nouveauté et la multitude des weblogs, le recours à des néologismes et des anglicismes est souvent nécessaire.
Ainsi, dans la blogosphère (l'ensemble des weblogs et leurs communautés), les avis divergent quant à la désignation d'un weblog : doit-on garder weblog, son raccourci blog, ou préférer la forme francisée blogue, la traduction carnet Web, journal Web, bloc-notes ? Ou tout simplement continuer à utiliser site-perso comme dans les annees 90 ?
De nombreuses francisations ont été proposées et sont utilisées par certaines communautés de blogueurs (rédacteurs de weblog), mais aucune ne s'est encore vraiment imposée. On finit par les considérer complémentaires.
Les expressions cybercarnet et carnet web sont également présentes, notamment au Québec. Ceux qui les utilisent arguent les côtés de grande qualité descriptive, de précision dû à l'objet usuel auquel ils réfèrent, ainsi qu'à leur caractère nettement francophone.
Journal web, Webjournal ou joueb (mot-valise, contraction de journal et Web inventé en juin 2001 par Biz de la communauté en ligne c-est-tout.com ; cette dernière s'est renommée par la suite et est devenue joueb.com) sont aussi proposés. Cependant, de vrais journaux de presse diffusant sur internet, on peut penser à une certaine confusion.
Le vocabulaire de la blogosphère s'enrichit de plus en plus : blogue, blogueur, blogueuse, bloguer (le verbe), blogage (blogging), blogable, bloguitude, mobiblogue (blogue dont le lieu de diffusion peut être mobile), blogiciel, audioblogue, vidéoblogue, photoblogue, carnetier/carnetière (auteur de blogue), carneter (le verbe), carneticiel, carnetable, carnetosphère, audiocarnet, vidéocarnet, photocarnet, etc. C'est tout le problème du néologisme et de l'inertie de la langue qui se pose.
Le 20 mai 2005 est paru au Journal Officiel le mot bloc-notes pour remplacer weblog au sein de l'administration française. (Voir le bulletin). Il a été avancé que ce terme était déjà occupé par un médiocre utilitaire windows (voir Bloc-notes). Peut-être faut-il revenir à la définition du mot. Selon le trésor de la langue française informatisé, Francois Mauriac l'utilisait dans le sens de « Suite d'échos ou de réflexions personnelles ». Phonétiquement et sémantiquement cette traduction semble donc excellente, et pourrait co-exister avec le terme anglais, assimilé dans les éditions 2006 des dictionnaires Le Petit Larousse et Le Robert.
L'office quebequois de la langue française traduit le mot anglais Blog par Blogue et donne la définition suivante : Site Web ayant la forme d'un journal personnel, daté, au contenu antéchronologique et régulièrement mis à jour, où l'internaute peut communiquer ses idées et ses impressions sur une multitude de sujets, en y publiant, à sa guise, des textes, informatifs ou intimistes, généralement courts, parfois enrichis d'hyperliens, qui appellent les commentaires du lecteur. (http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/Internet/fiches/8370242.html)
Une réinvention de Usenet ?
Les blogs sont une pièce maîtresse du Web 2.0, un concept que ses détracteurs comme Daniel Glazman nomment Bulle Internet 2.0, lui reprochant de n'être qu'un rhabillage marketing de technologies déjà pré-existantes. Dans cette optique de se demander si le phénomène des blogs est quelquechose de nouveau, on peut-être tenté de faire l'analogie avec les forums de discussion Usenet, qui constituaient jusqu'à la première moitié des années 90 la principale utilisation de l'internet. La masse d'informations, la réactivité face à l'actualité, le contact direct avec de vrais spécialistes faisaient alors rêver.
À priori beaucoup les séparent. Un blog est centré autour de son rédacteur principal qui parle de ce qui l'intéresse, et peut flatter son égo en regardant l'évolution du nombre de ses visiteurs ainsi que de sa notoriété Google. Techniquement, il se consulte comme un site web classique dans un navigateur internet, ce à quoi la grande majorité des utilisateurs actuels d'internet sont familiers. Usenet est aucontraire organisé par thèmes, et accueille tous les utilisateurs désirant en parler. Il repose sur un protocole spécifique et requiert donc un lecteur de nouvelles.
Convergence technique : chacun peut poster un commentaire sur un billet, créant ainsi une discussion directe avec l'auteur initial ; les trackback et les logiciels comme planet (exemple) permettent une organisation par thème entre différents site web ; la technologie RSS permet de prévenir les abonnés qu'un nouveau billet a été publié à la manière d'une mailing-list, un sentiment encore renforcé par son intégration dans des logiciels destinés à Usenet comme Mozilla Thunderbird. RSS ne constitue au final qu'en une réimplémentation (parfaitement inefficace en terme de bande passante) de UUCP ; à l'inverse, les forums de discussion sont désormais consultables directement sur internet grâce à un service comme Google groups ; une passerelle comme Gmane montre que la distinction entre mailing-list, blog collectif, et forum Usenet est principalement une question de présentation : Gmane permet de consulter une mailing-list comme celle-ci avec une interface web, une interface blog ou un lecteur de nouvelles.
Le parallèle ne s'arrête pas là. Les partisans de Usenet avaient la volonté de créer une sorte de nouveau journalisme, mettant en avant leur indépendance envers les médias traditionnels et leur réactivité. Un de ses faits d'armes a consister à "sortir" des informations avant tous les autres pendant l'affaire Monica Lewinsky. De même la critique des médias traditionnels, supposés vendus à l'adversaire politique, est un levier puissant pour occuper le terrain des blogs. Cette technique a en tout cas été utilisée avec succès par les républicains lors de la campagne précédant la réélection de George Walker Bush de 2004 (voir en:Rathergate) ou lors du référendum francais sur le Traité de Rome de 2004 (voir Acrimed).
Au final, Usenet a rapidement perdu en popularité face à l'avènement du web, submergé par une masse d'informations douteuses noyant les fameux rares scoops et succès contre la censure, systématiquement mis en avant comme justification du phénomène, plombé par les problèmes de spam, excédé par les polémiques incessantes. Ces trois phénomènes étant ausssi évidents dans les blogs, d'aucuns ont prédi la fin prochaine de ce phénomène pour l'instant en plein expansion.
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