30/4/2006 - LA PRINCESSE DU SAHEL/AMIRAT ASSAHEL/LES OLIVIERS ET L'HUILE D'OLIVE _5
La situation du marché tunisien : La production tunisienne a progressé, 130.000 tonnes au cours de la saison 2004-2005, avec 98.000 tonnes exportées, pour une valeur de 408 millions de DT, alors que la production estimée pour 2005-2006, est de 220.000 tonnes, avec une exportation prévisionnelle de 150.000 tonnes et une consommation locale estimée à 50.000 tonnes. Au niveau du prix, le marché local suit les fluctuations du marché international.
L’alternative à l’huile d’olive : Face à cette augmentation, le consommateur tunisien va chercher des solutions de substitution à l’huile d’olive, par l'utilisation des huiles végétales, beaucoup moins chères, telle que l’huile de soja ou l'huile de maïs.
Exportations : la Tunisie compte actuellement 56 exportateurs, principalement dans la région de Sfax, plaque tournante de l’économie oléicole et des 1300 huileries. Il existe, 41 unités industrielles de conditionnement, dont 25 d’unités de mise en bouteilles, 16 unités de conditionnement des autres huiles végétales (soja, maïs, palme et tournesol).
Axes d’amélioration : Actuellement, la Tunisie conditionne seulement 1% de ses exportations, mais l’objectif est de parvenir à 20% en 2010.
Il faut également noter que l’huile tunisienne ne dispose pas de son propre label car elle est exportée en vrac et commercialisée sous des labels étrangers, après coupage et conditionnement, faisant perdre au pays d’importantes plus-value. Ce qui voudrait dire, en d’autres termes, que la Tunisie a tout intérêt à conditionner son huile d’olive pour améliorer sa valeur ajoutée.
L'huile tunisienne devrait sortir de son anonymat, en valorisant sa production et en développant la part de l’huile d’olive exportée conditionnée, avec appellation d’origine contrôlée. L’accord du COI, qui sera valable jusqu’au 31 décembre 2014 «accord international de 2005 sur l’huile d’olive et les olives de table» est une aubaine pour la Tunisie et peut baliser la voie.
Parallèlement, la Tunisie devrait développer la recherche autour de l’huile d’olive et de l’olivier, en vue de sélectionner de nouvelles espèces oléicoles, de moderniser les cultures de l’olivier, d’intensifier les cultures irriguées biologiques et trouver de nouvelles applications pour l’huile d’olive et ses dérivées.
Quant à la récolte oléicole pour l’année 2006, elle est estimée à 52.000 tonnes d’huile, sachant que fin décembre le prix du kilo d’olive extra vierge avait frôlé les 7 dinars tunisiens (6,700 DT pour être plus précis).
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