18/11/2005 - les dangers du tabac/arretez de fumer s'il vous plait
Les composés de la fumée du tabac
Les principaux composés de la fumée du tabac parmi les 3 000 identifiés sont :
Les goudrons (3-4 Benzopyrène, etc..) sont cancérigènes et irritants. Ils agissent principalement sur les voies respiratoires, mais ils passent dans le sang et sont éliminés par le rein vers la vessie où ils sont stockés entre 2 mictions.
La nicotine est un alcaloïde qui atteint le cerveau très rapidement (7 secondes). Elle est le principal facteur de la dépendance chimique,. Elle est éliminée sous forme de cotinine dans les urines et passe rapidement dans le sang. Elle est responsable d'effets cardio-vasculaires et neurologiques. C'est le facteur essentiel de la dépendance.
Le monoxyde de carbone (CO) est produit lors de la combustion en déficit d'oxygène. Il passe rapidement dans le sang, se fixe 20 fois mieux que l'oxygène sur l'hémoglobine du sang. Il a une demi-vie de 6 heures dans le sang. Le CO se fixe également sur la myoglobine du muscle. Il peut être utilisé comme marqueur du tabagisme récent par dosage dans le sang ou dans l'air expiré. Sa fixation sur l'hémoglobine est responsable d'une baisse du transport de l'oxygène, d'une polyglobulie réactionnelle. Le CO se fixe sur la myoglobine du muscle qu'il prive d'oxygène.
Les aldéhydes, l'acroléine et les phénols qui sont des irritants de la fumée du tabac.
Les modes d'action de la fumée du tabac
L'action néfaste du tabagisme sur l'organisme est liée à :
- l'effet direct de la chaleur,
- l'effet direct du tabac sur les voies respiratoires,
- l'effet des produits du tabac passant dans le sang.
La chaleur
- La température de combustion du tabac est de l'ordre de 850°C.
- La fumée est refroidie par le passage à travers le mégot non consumé
- Chez les fumeurs de pipe, la fumée reste très chaude.
- Le tabac provoque des brûlures chroniques.
- Ces brûlures détériorent le goût et favorisent la survenue de cancers.
L'action directe de la fumée sur les voies respiratoires est liée :
- au contact direct de la fumée avec les muqueuses respiratoires,
- au dépôt des particules en suspension qui peuvent y exercer des effets
durables.
Sur les voies respiratoire hautes, le tabac est responsable d'un excès de cancer de la bouche, du larynx et du pharynx, souvent en association à l'alcool.
Sur les bronches et le poumon, le tabac :
- altère l'escalator muco ciliaire bronchique,
- détériore les macrophages alvéolaires et altère l'épuration,
- favorise les bronchites chroniques et l'emphysème centro-lobulaire.
- favorise les métaplasies de la muqueuse qui font le lit du cancer bronchique.
Le passage de produits toxiques dans le sang :
- se fait principalement à travers la membrane alvéolo-capillaire,
- les substances toxiques sont charriées vers tous les organes.
Ces composés de la fumée passent dans le sang et agissent par voie systémique sur les vaisseaux et tous les organes.
Sur les vaisseaux, le tabac :
- favorise l'athérosclérose,
- provoque des spasmes vasculaires,
- favorise les thromboses périphériques, coronariennes et cérébrales.
Les morts du tabac
La fumée de tabac provoque 3 millions de morts par an dans le monde.
Le tabac est pour l'OMS la principale cause de mort évitable dans le monde.
En France, le tabac provoque 60 000 morts prématurées par an liées :
- au cancer bronchique (20 000),
- à l'insuffisance respiratoire (15 000),
- aux maladies cardio-vasculaires (20 000),
- aux cancers des voies respiratoires hautes (3 500) ,
- aux cancers de la vessie (1 500).
Un fumeur qui a consommé 250 000 cigarettes a un risque de mourir multiplié par 2 chaque année.
Le tabagisme réduit la durée de la vie ; ainsi l'espérance de vie à 25 ans est de :
- 48 ans pour les non fumeurs,
- 44 ans pour les petits fumeurs,
- 42 ans pour les gros fumeurs,
- 40 pour les très gros fumeurs.
Un gros fumeur perd en moyenne 8 années de vie.
L'épidémiologie des maladies pulmonaires liées au tabac
Les bronchopathies chroniques obstructives (50 % liées au tabac),
En France, existe :
- 2 millions de bronchites chroniques,
- 40 000 insuffisances respiratoires graves (PaO2 <55 mmHg),
- 15 000 morts de bronchites chroniques liées au tabac,
A coté de la mortalité, les handicaps respiratoires liés au tabagisme touchent un nombre beaucoup plus grand de fumeurs.
Le cancer du poumon :
- tue plus de 20 000 français par an, dont 90-95 % de fumeurs,
- est exceptionnel chez les non fumeurs (7/100 000/an).
- est plus fréquent (risque multiplicatif) quand le tabac est associé à une exposition à l'amiante et à certains autres toxiques.
L'inhalation de la fumée du tabac :
- multiplie les risques de cancer du poumon par 2 à 10,
Maladies cardio-vasculaires liées au tabac
Le tabac est un des plus importants facteur de risque cardiaque, le facteur de risque le plus évitable.
Il est exceptionnel d'observer un infarctus du myocarde avant 45 ans chez un non-fumeur, la multiplication du risque à cet âge va de 1 à 8.
Chez le vieillard, à l'inverse, le rôle du tabac est proportionnellement moins important.
Le tabac augmente également le risque:
- d'artérite, d'anévrisme de l'aorte,
- globalement le risque de surmortalité cardio-vasculaire lié au tabac est de 1,3.
Les accidents vasculaires cérébraux sont plus fréquents chez les fumeurs
La multiplication du risque atteint 7 pour les gros fumeurs.
Il existe des interactions bien connues avec d'autres facteurs, ainsi l'association tabac et les oestro-progestatifs (pilules) multiplient les risques d'accidents vasculaires cérébraux.
Cancers des voies respiratoires hautes
Le tabac augmente le risque :
-de cancer du larynx et du pharynx (effet additif avec l'alcool).
Cancer de vessie
-1/3 des 4 500 décès par cancer de vessie en France est attribuable au tabac.
cancer de l'oesophage
Les fumeurs de pipe sont plus exposés que les fumeurs de cigarettes au cancer de l'oesophage alors que dans l'ensemble, le fait de fumer la pipe à quantité de tabac fumé égal, provoque un risque pour la santé moins important que la cigarette.
L'exposition passive à la fumée du tabac
- est cause d'inconfort chez plus de la moitié des fumeurs (et des fumeuses).
- est cause d'un doublement du risque de cancer bronchique chez les épouses de gros fumeurs.
Les effets sur l'appareil respiratoire
Action du tabac sur le revêtement bronchique
L'irritation par le tabac de la muqueuse bronchique agit sur les cellules ciliées de la muqueuse bronchique :
. elles se paralysent dès les premières bouffées de tabac,
. elles ne remplissent plus leur fonction d'épuration par l'escalator muco-ciliaire,
. elles disparaissent progressivement.
- Les cellules glandulaires et les glandes bronchiques :
. elles sécrètent de plus en plus de mucus, de viscosité élevée.
En conséquence de cette altération de la muqueuse :
- la stagnation des sécrétions durant la nuit oblige le fumeur à tousser durant quelques temps pour une toilette bronchique matinale.
- La toux devient le seul recours pour épurer mucus et particules.
- Quand la toux et l'expectoration durent au moins 3 mois par an depuis plus de 2 ans, le fumeur est atteint de "bronchite chronique".
Dès ce stade il faut informer un malade qu'il n'est pas seulement atteint d'une "toux du fumeur" mais d'une "bronchite chronique", maladie grave tuant deux fois plus que les accidents de la route.
Une transformation métaplasique de la muqueuse :
- va survenir avec la poursuite de l'irritation tabagique,
- fait le lit des cancers du poumon,
- met plus d'un an pour disparaître après l'arrêt total du tabac,
- Les rétinoïdes à fortes doses peuvent accélérer cette réparation.
Action du tabac sur la fonction respiratoire
Les dix ou quinze premières années du tabagisme :
- la fonction respiratoire reste proche de la normale,
- seuls des tests fins, comme l'étude de la partie terminale de la courbe débit/volume (figure), peuvent déceler les premières anomalies.
- L'arrêt du tabagisme même pour une période courte de 48 heures :
. diminue parfois très rapidement et de façon importante ces sécrétions,
. laisse une fonction respiratoire normale.
- Cette diminution des sécrétions est facilement observable en endoscopie bronchique, même après 24 heures seulement de sevrage en tabac.
- Cette hypersécrétion traduit une atteinte des grosses bronches.
La bronchite chronique obstructive :
- s'installe après une dizaine d'années de tabagisme,
- traduit une atteinte plus importante des petites bronches,
- peut être décelée par simple spiromètre (baisse du VEMS),
- provoque une dyspnée perçue par le fumeur à l'effort.
L'atteinte des petites bronches :
- est responsable de la perte de la fonction respiratoire.
- est parfois non parallèle à l'atteinte des grosses bronches ( et de l'augmentation des secrétions bronchiques qui l'accompagne),
- est ainsi souvent révélatrice,
- est responsable d'une perte non réversible de la fonction respiratoire
- est plus réversible mais l'arrêt du tabagisme la stabilise.
L'emphysème centro-lobulaire,
- traduit un stade de plus de la BPCO.
- les centres des lobules pulmonaires sont soufflés.
- Les parois des alvéoles disparaissent, diminuant d'autant la capacité vitale au profit d'une augmentation du volume résiduel.
- La dyspnée va devenir de plus en plus intense, gênant le moindre effort,
- puis vont apparaître les signes de coeur pulmonaire chronique.
Action du tabac sur les macrophages alvéolaires pulmonaires
Les macrophages alvéolaires pulmonaires assurent normalement l'épuration des particules de petites tailles (<1 micron ) qui arrivent jusqu'aux alvéoles pulmonaires.
Chez les fumeurs, il existe :
- une augmentation du nombre de macrophages alvéolaires,
- une diminution de leur pourcentage au lavage alvéolaire (< 90 %).
- les macrophages sont incapables d'assurer correctement leur fonction,
- les tests d'adhérence et de phagocytose sont perturbés.
La fumée du tabac est :
- toxique pour les macrophages alvéolaires,
- rend de ce fait le poumon plus sensible à d'autres polluants,
- car les macrophages ne peuvent pas jouer leur rôle normal dans l'épuration.
Les effets du tabac sur le coeur et les vaisseaux
Le tabac agit par 3 mécanismes sur les vaisseaux :
- par facilitation de l'atteinte de la paroi artérielle par athérosclérose,
- par facilitation des spasmes artériels,
- par facilitation des phénomènes de thrombose.
Le tabac accélère le rythme cardiaque, cet effet est mesurable.
Un fumeur peut constater une accélération du pouls au repos après avoir fumé 2 cigarettes.
Le tabac augmente la pression artérielle systémique par l'intermédiaire d'une libération de catécholamines, mais également par action directe sur les parois des artères. (l'athérosclérose favorise également l'HTA et les cardiopathies hypertensives)
Les atteintes vasculaires, et en particulier l'artérite des membres inférieurs sont aussi très liées au tabagisme : en cas de sevrage l'artérite s'arrête d'évoluer, en cas de poursuite de l'intoxication, la maladie continue d'évoluer conduisant à des pontages ou des amputations successives.
Le tabac agit sur les artères coronaires par dépôt d'athérome, par action sur la musculature artérielle coronaire. Les spasmes coronaires sont bien visibles en coronarographie lors de la consommation d'une cigarette ou l'absorption de nicotine (test de détection) .
Les effets du tabac sur les autres organes
sphère ORL
La combustion du tabac produit des effets toxiques maximum sur les organes les plus proches de l'origine de la fumée.
Les lèvres et la langue, surtout chez le fumeur de pipe sont soumises à des températures très élevées. Elles souffrent de brûlures chroniques.
La chaleur participe également à l'altération des muqueuses qui entraîne :
- une destruction des papilles gustatives,
- une altération des lobules olfactifs contribuant à diminuer le goût,
- une moindre possibilité de défense contre les infections microbiennes,
- une altération des cordes vocales : la voix devient rauque et désagréable,
- une toux d'irritation chronique.
- des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses.
Les cancers du larynx comme tous les autres cancers de la gorge et de la bouche sont fréquents. La relation du tabac à ce type de cancer est forte et existe même en l'absence d'intoxication alcoolique pourtant souvent associée chez ces malades.
action sur le système digestif
L'oesophage est en première ligne de l'atteinte par les goudrons lourds et les autres produits de la combustion du tabac. Il est soumis par le tabac à un risque accru de cancer,
Les fumeurs de pipe sont plus exposés que les fumeurs de cigarettes au cancer de l'oesophage alors que dans l'ensemble, le fait de fumer la pipe à quantité de tabac fumé égal, provoque un risque pour la santé moins important que la cigarette.
L'ulcère gastrique est plus fréquent et plus tenace chez les fumeurs.
action sur le cerveau
Un certain nombre de substances présentes ou produites secondairement par la combustion du tabac sont capables de passer à travers la membrane qui sépare le sang et le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau.
A court terme, le tabac provoque :
- une certaine excitation et parfois des céphalées.
- coupe partiellement l'appétit.
- cet effet anorexigène du tabac explique en partie la prise de poids qui survient fréquemment quand on cesse l'intoxication tabagique. L'appétit redevenant normal, la tendance est de manger plus.
- des nausées (en particulier en début de tabagisme).
A long terme, ce sont les artères du cerveau qui s'altèrent et s'obstruent progressivement. Ces altérations sont source d'accidents vasculaires cérébraux.
- Ces accidents se caractérisent par :
. des troubles de conscience,
. des vertiges,
. des troubles de la parole,
. des troubles des sens,
. des paralysies diverses.
Ils peuvent ou non régresser en quelques jours ou quelques mois.
action sur la vessie
Les produits toxiques du tabac qui passent dans le sang sont en grande partie filtrés et concentrés par le rein. L'urine chargée de ces produits toxiques concentrés stagnant dans la vessie entre 2 mictions a le temps d'y exercer ses effets toxiques.
action sur la peau
Le tabac joue un rôle néfaste sur la peau, par effet externe de la fumée et interne sur la vascularisation de la peau et sur les phanères (ongles et cheveux).
La toxicomanie tabagique
La nicotine
- Le tabagisme est classé par l'OMS parmi les toxicomanies (Syndrome de dépendance lié à l'usage du tabac : Rubrique F17.2 de la Classification internationale des Maladies, Dixième Révision).
- Le phénomène de dépendance à l'égard du tabac répond aux mêmes processsus pharmacologiques et comportementaux que les phénomènes de dépendance à l'égard des drogues comme l'héroïne ou la cocaïne.
- En cause : la nicotine, principal alcaloïde du tabac. Elle a des actions stimulantes. Avec la cigarette, il y a inhalation de la fumée, absorption très rapide de la nicotine dans les alvéoles pulmonaires et fixation en moins de dix secondes sur les récepteurs nicotiniques périphériques et cérébraux. La nicotine va stimuler le système de récompense du cerveau, source de la sensation de plaisir, sur lequel agissent toutes les drogues.
- La nicotine est psychoactive et euphorisante
- Elle provoque des modifications pharmacologiques : élévation de la fréquence cardiaque, élévation de la pression artérielle, rétrécissement des vaisseaux sanguins, baisse des concentrations d'oxygène dans le sang, augmentation de certaines hormones dans le sang...
- Elle est addictive. Comme pour les autres drogues, on a besoin de quantités croissantes pour obtenir le même effet. Aussi, on passe en quelques mois à l'usage occasionnel, à l'habitude, puis à la dépendance.
- Plus on commence à fumer jeune, plus la nicotinodépendance est fréquente et prononcée. Il y'a des raisons de s'inquiéter quand on sait que plus de 50 % des adolescents français de 19 ans fument.
Les maladies liées à la consommation de tabac
- 4 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées au tabac soit un décès toutes les 8 secondes.
- Le tabac est responsable de maladies comme le cancer du poumon, la bronchite et l'emphysème.
- Mais les accidents cardiaques et attaques cérébrales sont les premières causes de mortalité dues au tabac avec un risque proportionnel à sa consommation.
- Selon les experts, 41 % des femmes sous contraceptif oral fument alors que la combinaison pilule-tabac multiplie les risques d'infarctus et augmente considérablement les risques cardio-vasculaires.
- Les attaques cérébrales, hémorragie ou infarctus cérébral, sont environ deux fois plus fréquentes chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Un fumeur hypertendu court 20 fois plus de risques qu'un non fumeur normotendu.
- L'artérite des membres inférieurs est deux à sept fois plus fréquente chez les fumeurs que chez les non fumeurs
- Le risque cardiovasculaire du tabac est souvent lié au phénomène d'athérosclérose mais aussi à la capacité excessive du sang à coaguler à l'intérieur des artères.
Le tabagisme passif
- La fumée de tabac que respire les non-fumeurs contient essentiellement les mêmes produits cancérogènes et agents toxiques que la fumée inhalée par les fumeurs.
- Aux Etats-Unis, le tabagisme passif est responsable chaque année de 3 000 morts par cancer du poumon, 50 000 morts par infarctus.
- Chez les sujets exposés à la fumée des autres, le risque de cancer du poumon est augmenté de 26 % et celui d'infarctus du myocarde de 23 %.
- Le tabagisme passif a de graves effets sur la santé chez le foetus pendant la grossesse, chez les nouveaux-nés, chez les enfants. Les nouveaux-nés de mères qui ont fumé pendant la grossesse et ceux qui ont été exposés à la fumée de tabac dans l'environnement sont beaucoup plus exposés au syndrome de la mort subite du nourrisson. L'enfant vivant dans un tel environnement est exposé davantage aux maladies respiratoires, aux atteintes de la fonction pulmonaire et aux infections de l'oreille moyenne. La fumée de tabac expose également l'enfant à l'asthme.
La fumée de cigarette contient de très nombreuses substances irritantes, toxiques et carcinogènes bien connues, parmi lesquelles des goudrons, de la nicotine, du monoxyde de carbone, de l’ammoniac, de l’acide cyanhydrique, etc. Logiquement, la bouche du fumeur, puis son appareil respiratoire sont en première ligne. Les lèvres et la langue sont directement exposées à la chaleur dégagée lors de la combustion du tabac, qui atteint une température de 850 °C ! Elles deviennent le siège de brûlures chroniques. Ces lésions abîment les muqueuses buccales et entraînent une destruction des papilles gustatives. Les effets de la chaleur se propagent également au niveau des voies respiratoires. Lors de l’inhalation de la fumée, les composés toxiques du tabac passent dans l’appareil respiratoire, puis dans le sang qui les distribuent dans l’organisme. Toutes ces perturbations font le lit des lésions précancéreuses et cancéreuses. Les mécanismes par lesquels les boissons alcoolisées favorisent l’apparition des cancers ORL sont moins bien connus. Mais on sait que l’alcool provoque, lui aussi, une irritation locale et perturbe les défenses immunitaires
A) Les effets gastro-intestinaux Les ulcères gastro-duodénaux sont plus fréquents chez les fumeurs que les non-fumeurs. L'explication est celle d'une altération de la circulation sanguine au niveau de la muqueuse gastro-douodénale et d'une altération du mucus protecteur sécrété à ce niveau. Quand un fumeur souffre d'ulcères, la guérison est moins rapide que chez un non-fumeur et les rechutes sont plus susceptibles de se produire.
B) Les effets stomatologiques Le tabagisme est un facteur important affectant la santé buccale, en plus de contribuer au cancer buccal. L'état dentaire des fumeurs est souvent mauvais – caries, plombages, pertes dentaires. De plus, les fumeurs risquent plus de souffrir de maladie grave des gencives (parodontopathie). On a également établi un lien entre le tabagisme et la parodontopathie chez les jeunes.
C) Les autres effets Plusieurs rapports récents contiennent des preuves de l'existence d'un lien entre le tabagisme et, qui à son tour prédispose aux fractures. Le tabagisme est associé à une diminution de la densité des os de la colonne vertébrale et des hanches chez les jeunes aussi bien que les personnes plus âgées.
Récemment, on a établi un lien entre le tabagisme et les troubles du sommeil. On a trouvé que les hommes aussi bien que les femmes qui fument ont plus de difficulté à s'endormir et présentent des symptômes qui suggèrent une fragmentation du sommeil. Le tabagisme cause une diminution des aptitudes physiques. Fumer réduit la capacité du sang de transporter l'oxygène et augmente la fréquence cardiaque et le métabolisme de base, entravant ainsi les avantages de l'activité physique, y compris l'endurance cardio-pulmonaire.
D) Le volume et le nombre total de spermatozoïdes étaient nettement réduits chez les fumeurs ;
La morphologie et la mobilité des spermatozoïdes étaient inchangées ;
La vélocité des spermatozoïdes était très tôt anormalement importante. Nécessaire à l'approche de l'ovule, cette hyperactivité réduit les capacités de fertilité lorsqu'elle est prématurée. Les spermatozoïdes brûlant toute leur énergie dès le départ…
Le tabagisme est associé à l’apparition de troubles érectiles. Comme le cholestérol, une hypertension et d’autres facteurs de risques, le tabagisme peut entraîner une atteinte des artères et l’apparition de troubles érectiles. Mais son action est également plus pernicieuse en agissant sur la qualité de l’éjaculât. En janvier 2000, une étude1 de l’Université de Singapour visant à déterminer les facteurs associés à l’infertilité masculine témoigna de la mauvaise influence du tabac. Une conclusion confirmée en juin 2001 par une recherche chinoise2 conduite sur 300 patients suivis dans une clinique traitant les problèmes de fertilité : le tabagisme affectant le volume, l’acidité, la densité de l’éjaculât et la viabilité et vitalité des spermatozoïdes.
Pour que la cigarette ne transforme pas vos performances sexuelles en souvenirs lointains et vos envies de paternité en terribles regrets, sachez dès maintenant arrêter de fumer.
Aujourd'hui, on sait que le tabagisme augmente les risques de troubles de l'érection et met en danger la fertilité masculine
le tabagisme en image























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